Stage de self-défense au Croisic : apprendre les bons réflexes

Photo de groupe des participantes et encadrants lors du stage de self-défense au Croisic organisé pour la Journée internationale des droits des femmes.

Un stage de self-défense au Croisic a été organisé pour les femmes et les adolescentes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Pendant deux heures trente, 22 participantes ont découvert des techniques simples pour apprendre à se défendre, tout en abordant la gestion du stress et les gestes de premiers secours.

Un stage de self-défense au Croisic pour sensibiliser et agir

Le stage de self-défense au Croisic s’est déroulé le samedi 7 mars au gymnase Gabriel Gourault. L’événement était organisé à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Cette initiation, ouverte aux adolescentes et aux adultes, s’est tenue de 14 h à 16 h 30. Elle était proposée dans un format accessible, avec un tarif de 20 euros pour les adultes et 10 euros pour les adolescentes.

Le stage était animé par le professeur principal de Penchak Silat de l’association SDMF44. Cet art martial d’origine indonésienne et malaisienne est enseigné chaque samedi matin au Croisic, avec des cours pour les adolescents puis pour les adultes.

Pour accompagner les participantes et faciliter les exercices, une partie de ses élèves était également présente pendant le stage. Leur participation a permis de travailler les techniques dans des conditions proches de situations réelles tout en gardant un cadre pédagogique et sécurisé.

Au total, 22 participantes ont pris part à cette initiation.

« C’est une manière d’apporter un témoignage et de montrer notre solidarité. Nous souhaitons nous associer à cet événement important et montrer que, à notre niveau, nous sommes présents et engagés. »

Il s’agissait d’ailleurs de la troisième édition de ce stage de self-défense au Croisic.

Eric montre une technique de self-défense lors d’un exercice pendant le stage de self-défense au Croisic.

Des techniques simples et accessibles à toutes

Pendant deux heures trente, les participantes ont appris plusieurs techniques de self-défense.

L’objectif du stage était de transmettre des gestes simples et efficaces, faciles à retenir et à reproduire.

Les exercices ont porté sur différentes situations :

  • se libérer de saisies

  • se défendre contre des étranglements

  • réagir face à une poussée ou une agression

  • découvrir quelques bases de défense au sol

L’idée est que chaque participante reparte avec une « boîte à outils » de gestes utiles en cas d’agression.

La majorité des participantes découvraient d’ailleurs la self-défense pour la première fois.

Exercice de self-défense pendant le stage de self-défense au Croisic avec des participantes apprenant à se protéger lors d’une agression.

Un stage ouvert même sans expérience sportive

Le stage de self-défense au Croisic était accessible à toutes, sans condition particulière.

Il n’était pas nécessaire d’avoir une expérience sportive ou de pratiquer un art martial.

Les techniques proposées sont volontairement simples et accessibles afin de permettre à chacune de :

  • reprendre confiance en soi

  • apprendre quelques gestes de base

  • mieux comprendre comment réagir face à une agression

Une part importante du stage est également consacrée à la gestion du stress et de l’environnement.

En répétant certains gestes, les participantes peuvent développer des réflexes et une meilleure maîtrise de soi face à une situation stressante.

Une intervention sur les gestes de premiers secours

Le stage comprenait aussi une intervention sur les gestes de premiers secours.

Cette partie était animée par Sylvain, pompier professionnel et également adhérent de l’association. Il a partagé son expérience afin de sensibiliser les participantes aux réflexes à adopter en cas d’urgence.

Les participantes ont appris comment réagir face à plusieurs situations :

  • une personne blessée

  • une coupure

  • une plaie par arme blanche

  • un bras cassé

Cette intervention complétait l’apprentissage de la self-défense en apportant des connaissances utiles pour faire face à une situation d’urgence.

Nanou pratique une technique de self-défense pendant le stage de self-défense au Croisic.

Témoignage : apprendre à avoir les bons réflexes

Parmi les participantes du stage de self-défense au Croisic, certaines ont partagé leur expérience.

Nanou explique pourquoi elle a souhaité participer :

« Parce que je trouve qu’on est plus souvent agressé qu’avant, surtout dans les grandes villes, mais aussi un peu partout. J’aimerais apprendre à me défendre, à ne pas rester sans réaction et à avoir les bons gestes. »

Même en quelques heures, elle estime avoir appris des bases utiles :

« Ça m’a apporté des bases pour me défendre. Je pense que c’est déjà beaucoup, même en quelques heures. »

Elle souligne aussi l’importance de l’entraînement :

« Lorsqu’on est agressé, on est souvent surpris. On n’a pas le temps d’avoir peur ou de réfléchir. Il faut se mettre en situation pour pouvoir anticiper et avoir des réflexes presque instinctifs. »

Une expérience qu’elle serait prête à renouveler :

« Oui, j’aimerais bien revenir. Je pense que ça m’a enrichie. »

D’autres stages de self-défense prévus

D’autres initiatives pourraient être organisées dans les prochains mois.

Un nouveau stage de self-défense est notamment envisagé au mois de novembre, à l’occasion de la Journée contre les violences faites aux femmes. Il pourrait se tenir au Croisic ou dans d’autres communes ayant manifesté leur intérêt.

Les personnes intéressées peuvent également se renseigner auprès de l’association SDMF44.

Stage de self-défense au Croisic : deux participantes pratiquent une technique de libération de saisie lors d’un exercice en salle.

Conclusion

Au-delà de l’apprentissage technique, ce stage de self-défense au Croisic montre que quelques heures peuvent déjà permettre de développer des réflexes et de renforcer la confiance en soi. En partageant leurs expériences et en découvrant des gestes simples mais efficaces, les participantes repartent avec des outils concrets, mais aussi avec un sentiment de solidarité et de confiance. Une initiative qui rappelle que se former à la self-défense, c’est aussi apprendre à ne pas rester passive face aux situations difficiles.

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