Course Nature du Croisic 2026 : la Côte Sauvage comme juge de paix

27 mai 2026
Thierry BLANCHET

Le Croisic Sport Actu — La Course Nature du Croisic 2026 a offert, dimanche 24 mai, une édition à la fois lumineuse, exigeante et populaire. Sous un soleil généreux, les coureurs ont retrouvé ce qui fait l’identité de cette épreuve : un parcours vivant, des relances, du sable, la Côte Sauvage en toile de fond et une ambiance locale portée par les bénévoles du Running Club Croisicais.

La Course Nature du Croisic 2026 s’impose désormais comme l’un des rendez-vous majeurs du printemps sportif croisicais. Sur les deux distances proposées, l’événement a confirmé son attractivité avec 1 415 inscrits au total. Le 14,300 km, format phare de la matinée, affichait complet avec 1 000 inscrits pour autant de places disponibles. Le 8 km a réuni 415 inscrits, soit un remplissage de 83 % de sa jauge. Au final, 1 237 coureurs ont été classés sur l’ensemble des deux courses.

 

Coureurs de la Course Nature du Croisic 2026 sur un chemin côtier, avec la route et la végétation en arrière-plan.

Course Nature du Croisic 2026 : une course belle, mais pas facile

La carte postale était parfaite. Mais sur le terrain, les jambes ont vite rappelé que courir au Croisic demande plus que de simples qualités de vitesse. La chaleur a pesé sur les organismes et a obligé les participants à courir avec intelligence.

Capucine Trideau, engagée sur le 14,300 km, a résumé la difficulté du jour avec lucidité :

« La course a été difficile du début à la fin en raison de la chaleur, qui a vraiment mis les organismes à rude épreuve. »

Marine Echevin, engagée sur le 8 km, a tenu le même discours :

« La chaleur était assez conséquente, il fallait en tenir compte et ne pas monter dans les tours dès le départ. »

Dans ces conditions, la Course Nature du Croisic a récompensé les coureurs capables de gérer leur effort. Partir trop vite, c’était prendre le risque de le payer sur les portions exposées ou dans les passages demandant plus de relance.

Coureurs de la Course Nature du Croisic 2026 passant devant un grand menhir avec l’océan en arrière-plan.

Le 14,300 km de la Course Nature du Croisic : un format pour coureurs complets

Sur la Course Nature de la Presqu’île, les spécialistes de l’effort soutenu ont trouvé un terrain à leur mesure. Le parcours, entre le parc de Penn Avel, la Côte Sauvage, Saint-Goustan, les passages sableux et Port aux Rocs, impose une lecture permanente du terrain.

Le niveau d’ensemble du peloton donne une bonne lecture de l’épreuve. Sur le 14,300 km, 859 coureurs ont été classés. Le temps médian s’établit à 1 h 28 min 05 s, soit une vitesse médiane de 9,74 km/h. Le vainqueur a bouclé le parcours en 53 min 46 s, tandis que le dernier concurrent classé a franchi la ligne en 2 h 14 min 01 s.

Christopher Belliot, qui participait pour la première fois à l’épreuve, connaissait déjà très bien le secteur :

« J’ai trouvé le parcours très agréable sur cette belle côte sauvage. Habitant Guérande et travaillant à Batz-sur-Mer, j’ai pour habitude de m’entraîner sur la pause du midi sur la côte sauvage, mais je n’avais jamais participé à votre course. Une belle première pour moi. »

Son regard de coureur local donne du poids au compliment :

« Le parcours est super bien balisé et le décor est somptueux. »

Capucine Trideau, première femme du 14,300 km, a également retenu la force du décor :

« Les paysages de la Côte Sauvage sont superbes et offrent un cadre exceptionnel pour courir. »

Au Croisic, il ne suffit pas d’être rapide. Il faut savoir relancer, s’adapter, rester propre techniquement et garder de la fraîcheur jusqu’au bout.

Coureur de la Course Nature du Croisic 2026 sur un sentier côtier rocheux, avec d’autres participants et l’océan en arrière-plan.

Le sable, moment clé de la journée

Comme souvent sur une course nature en bord de mer, les passages sableux ont joué un rôle important. Ils cassent le rythme, modifient les appuis et peuvent faire basculer une course.

Capucine Trideau y a construit une partie de sa victoire sur le 14,300 km :

« Je pense que le passage dans le sable a été un moment clé. C’est à cet endroit que j’ai dépassé la deuxième féminine et commencé à revenir progressivement sur la première. »

Christopher Belliot, également engagé sur le 14,300 km, a lui aussi identifié ce secteur comme un moment décisif :

« Arrivé à Saint-Goustan, je suis passé deuxième et les jeunes avec qui j’étais dans le groupe ont souffert sur la plage. »

Ces témoignages confirment que la Course Nature du Croisic n’est pas une simple course rapide. C’est une épreuve de placement, de gestion et de résistance.

Coureur de la Course Nature du Croisic 2026 montant des marches en pierre le long d’un muret végétalisé.

Le 8 km de la Course Nature du Croisic : une épreuve ouverte et dynamique

La Course Nature de la Pierre Longue, disputée sur 8 km, joue un rôle complémentaire. Plus courte, plus accessible, elle permet à un public plus large de prendre part à l’événement sans renoncer à l’esprit course nature.

Sur cette distance, 378 coureurs ont été classés. Le temps médian de 51 min 21 s, associé à une vitesse médiane de 9,34 km/h, montre un peloton vivant, mêlant coureurs réguliers, participants loisirs et profils plus rapides. Le vainqueur a terminé en 26 min 57 s, tandis que le dernier temps classé s’établit à 1 h 45 min 19 s.

Le 8 km s’est aussi distingué par une forte présence féminine : 219 femmes classées sur 378, soit 57,9 % du peloton. À titre de comparaison, elles représentaient 33,4 % des classés sur le 14,300 km.

Louis Guezo, engagé sur le 8 km, avait choisi une stratégie offensive dès le départ :

« Je souhaitais faire un départ assez rapide pour sortir du parc de Penn Avel en tête pour ensuite mettre le rythme que je voulais. »

Une fois bien placé, il a ensuite veillé à garder la maîtrise :

« Pour la suite de la course, j’ai géré mon allure sans me mettre dans le rouge en faisant attention à la chaleur. J’aime ce type de format courte distance en course nature/trail qui permet de remettre un peu d’allure si besoin. »

Marine Echevin, elle aussi engagée sur le 8 km, a construit sa course avec patience et lucidité :

« Je pense qu’il fallait faire une course en la construisant progressivement. Je suis partie calmement, j’ai jaugé autour de moi comment ça se passait pour faire une course intelligente. »

Ces témoignages racontent une même réalité sportive : même sur le format court, la Course Nature du Croisic ne pardonne pas l’excès d’enthousiasme. Elle invite à courir avec la tête autant qu’avec les jambes.

Coureuse de la Course Nature du Croisic 2026 sur un sentier côtier, avec l’océan et des rochers en arrière-plan.

Le 8 km, entre performance et esprit d’équipe

Le 8 km a aussi été marqué par une belle dynamique collective. Plus nerveux, plus accessible, il attire autant les coureurs rapides que les groupes venus partager une matinée sportive.

Marine Echevin, engagée avec la Team Decathlon, a vécu une journée particulière :

« C’était ma première course avec la Team Decathlon. Je trouve ça vraiment intéressant de participer en tant qu’athlète et en tant que partenaire à la course. »

Elle poursuit :

« Ça me tenait à cœur de gagner ici pour plusieurs raisons : représenter mon entreprise, courir avec les collègues qui ont d’ailleurs mis le feu sur le podium, mais aussi courir sur une course partenaire du magasin dans lequel je suis épanouie. »

De son côté, Louis Guezo a souligné la présence du Saint-Lyphard Athlétisme Club :

« Nous étions plusieurs du Saint-Lyphard Athlétisme Club sur les deux distances et au-delà des deux victoires au scratch qui récompensent nos entraînements en club, c’est surtout l’ambiance et la bonne humeur avec le groupe qui ont marqué cette belle journée ensoleillée. »

Cette dimension collective donne à l’événement une couleur particulière. On vient courir pour soi, mais rarement seul. Le Croisic rassemble les performances individuelles et l’énergie des groupes.

Coureurs participant à la Course Nature du Croisic 2026 sur un sentier côtier bordé de fleurs sauvages.

Des profils de coureurs complémentaires

L’édition 2026 montre deux visages bien distincts. Sur le 14,300 km, l’âge médian des classés est de 42 ans, signe d’un peloton plus expérimenté sur la distance longue. Sur le 8 km, l’âge médian descend à 37 ans, avec un public plus jeune et plus féminin.

Cette complémentarité renforce l’intérêt de proposer deux formats. Le long attire les coureurs habitués aux efforts prolongés. Le court permet à d’autres profils de s’engager dans l’événement, sans perdre l’esprit nature de la course.

Bénévoles de la Course Nature du Croisic 2026 sous un stand de ravitaillement avec boissons, fruits et biscuits.

Course Nature du Croisic : une organisation saluée

Une course réussie se mesure aussi à ce que les participants retiennent une fois la ligne franchie. Sur ce point, les retours sont positifs. Le balisage, le site d’accueil, l’ambiance et la mobilisation des bénévoles ont marqué les coureurs.

Christopher Belliot résume son ressenti avec enthousiasme :

« Votre course est très bien organisée, le site est assez grand pour accueillir le public après la course. Le beau temps a également ramené beaucoup de spectateurs. Vraiment une très belle édition. »

Capucine Trideau garde, elle aussi, le souvenir d’un événement chaleureux :

« Je garderai également le souvenir d’une très belle ambiance, partagée avec les autres coureurs, les bénévoles et les spectateurs. C’était un très bel événement, convivial et bien organisé, auquel je participerai avec grand plaisir à nouveau. »

Le Running Club Croisicais peut s’appuyer sur cette reconnaissance. Les bénévoles, les secours, les partenaires, les élus et les personnes mobilisées autour de l’organisation ont contribué à faire de cette édition un rendez-vous fluide et apprécié.

 

Deux personnes applaudissent sur un podium lors de la Course Nature du Croisic 2026.

Le regard de la Ville du Croisic

Présent lors de cette édition, Jean-Yves Jegou, maire du Croisic, a souligné le caractère éprouvant de la course, notamment en raison de la chaleur. Il a également salué la qualité du parcours, la fluidité de l’organisation malgré une forte participation et une ambiance qui, selon lui, dépasse largement le seul cadre sportif.

Pour la municipalité, la Course Nature du Croisic occupe désormais une place importante dans le calendrier local. Jean-Yves Jegou considère que l’épreuve est devenue un événement incontournable du printemps croisicais, capable de valoriser l’image de la ville et de mettre en avant son cadre naturel.

Au-delà de l’accompagnement logistique et de la communication apportés par la Ville, le maire souhaite voir l’ensemble des acteurs économiques croisicais s’impliquer davantage autour de l’événement. L’objectif est clair : transformer la Course Nature du Croisic en un véritable événement de territoire, et pas seulement en une compétition sportive.

La présence de Marianne Lehodey, adjointe au maire, a également marqué cette édition. Présente pour la remise des prix, elle avait auparavant pris part à l’épreuve en tant que coureuse sur le 14,300 km. Marathonnienne, elle incarne ce lien direct entre engagement municipal, pratique sportive et soutien au tissu associatif local.

Cette présence des élus donne une portée particulière à l’événement. Elle rappelle que la Course Nature du Croisic ne vit pas uniquement à travers ses classements. Elle existe aussi par l’implication de celles et ceux qui, au sein de la commune, voient dans le sport un levier de lien social, d’attractivité et de rayonnement territorial.

Deux personnes accueillent les visiteurs sous un stand Vaincre la Mucoviscidose lors de la Course Nature du Croisic 2026.

Une course aussi solidaire

La Course Nature du Croisic 2026 ne se limite pas à l’effort sportif, au classement ou au plaisir de courir sur la Côte Sauvage. Elle porte aussi une dimension solidaire importante.

En prenant le départ, les participants ne se mesurent pas seulement aux autres coureurs ou à eux-mêmes. Ils contribuent également à soutenir l’association Vaincre la Mucoviscidose 44, engagée dans la recherche contre la mucoviscidose.

Pour chaque dossard payé, le Running Club Croisicais reverse 1 € à l’association. À travers cette initiative, chaque inscription devient aussi un geste utile, donnant à l’événement une portée humaine supplémentaire.

Cette dimension solidaire renforce le sens de la course. Au Croisic, courir, c’est avancer pour soi, avec les autres, mais aussi pour une cause qui dépasse largement la ligne d’arrivée.

Clubs, groupes et esprit collectif

La Course Nature du Croisic est aussi une course de collectifs. Les clubs d’athlétisme, les teams, les entreprises et les groupes loisirs y trouvent un terrain favorable pour partager un moment sportif.

Sur les deux distances, 172 coureurs classés étaient rattachés à des clubs FFA identifiés, tandis que 122 coureurs représentaient d’autres groupes, entreprises, teams ou associations loisirs. Le Saint-Nazaire Olympique SA apparaît comme le club FFA le plus représenté sur l’ensemble de l’événement, avec 26 coureurs. Côté groupes non FFA, Decathlon se distingue avec 13 coureurs.

Ces chiffres confirment la diversité du peloton. La Course Nature du Croisic rassemble à la fois des clubs structurés, des groupes d’entreprise, des teams loisirs et de nombreux coureurs individuels.

Deux coureurs se serrent la main sur un podium lors de la Course Nature du Croisic 2026.

Une course qui raconte plus qu’un classement

Au fond, la Course Nature du Croisic 2026 aura rappelé qu’un événement sportif ne se résume jamais seulement à des chronos, à des places ou à une ligne d’arrivée. Il raconte un territoire, celles et ceux qui l’habitent, les bénévoles qui le font vivre, les coureurs qui l’arpentent et les spectateurs qui l’encouragent.

Sur la Côte Sauvage, chaque participant est venu chercher quelque chose de différent : une performance, un défi personnel, un moment partagé, une première expérience, un retour à la compétition ou simplement le plaisir de courir dans un cadre exceptionnel. C’est peut-être là que réside la vraie force de cette épreuve : permettre à chacun de trouver sa propre raison d’avancer.

À travers cette édition éprouvante, ensoleillée et collective, Le Croisic a montré qu’une course peut dépasser le cadre sportif pour devenir un moment de vie locale. Elle peut rassembler, valoriser un territoire, créer des souvenirs et donner envie de recommencer.

La réflexion est finalement simple : que voulons-nous faire d’un événement comme celui-ci ? Une compétition d’un matin, ou un rendez-vous durable qui unit une ville, ses associations, ses commerçants, ses habitants et ses visiteurs autour d’une même énergie ?

La Course Nature du Croisic semble déjà avoir donné une partie de la réponse. Elle n’est plus seulement une course à courir. Elle devient une histoire à poursuivre.

Course Nature du Croisic 2026

Photos et résultats de la Course Nature du Croisic 2026

Retrouvez les photos et les résultats de la Course Nature du Croisic 2026 sur le site du Running Club Croisicais.

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